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Prix d'un site internet : ce que vous payez à la création, puis sur trois ans


Les repères publiés en France situent un site vitrine entre 900 et 5 000 euros, et un site e-commerce entre 3 000 et 10 000 euros. Ces montants sont des jours de travail multipliés par un tarif journalier, et ce tarif varie à lui seul du simple au triple. Ils ne comptent pas la suite : sur trois ans, la maintenance d'un site vitrine peut coûter plus que sa création.

Le prix d’un site se joue avant le devis, au moment où l’on écrit ce qu’il doit faire. C’est l’objet du sujet Organisation : mettre le besoin par écrit, pour que les chiffres qu’on vous annonce portent tous sur le même site.

Un site se paie en jours de travail multipliés par un tarif

Derrière chaque montant, il y a un nombre de jours de travail et un tarif journalier. Pour un site vitrine simple, Codeur.com, une plateforme de mise en relation avec des indépendants, compte deux à quatre jours d’un webmaster facturé 280 à 400 euros la journée, soit environ 1 000 euros. C’est le bas de la grille de France Num, le dispositif de l’État pour le numérique des petites entreprises, qui situe un site vitrine entre 900 et 5 000 euros.

Le tarif journalier varie bien davantage. Sur Codeur.com, le tarif journalier moyen relevé en octobre 2026 pour un développeur web est de 135 euros, de 70 euros pour un débutant à 210 euros pour un senior. Sur Malt, autre plateforme d’indépendants, un développeur WordPress facture en moyenne 290 euros par jour avec deux ans d’expérience au plus, et 499 euros à partir de quinze ans.

À l’échelle d’un site entier, l’écart tient aussi à qui fait le travail. D’après les estimations publiées par Indy, un webdesigner indépendant facture plutôt entre 500 et 1 500 euros un site vitrine et entre 1 500 et 5 000 euros un site e-commerce, tandis qu’un site professionnel réalisé en agence se chiffre de 2 000 à 10 000 euros.

À nombre de jours égal, le prix passe donc du simple au triple selon le profil retenu. Quant au nombre de jours, il dépend de ce que le site doit faire.

Ce que le site doit faire décide du nombre de jours

La grille de France Num monte avec ce qu’on demande au site : de 500 à 2 000 euros pour un site d’une seule page, de 3 000 à 10 000 euros pour un site e-commerce, de 5 000 à 10 000 euros pour une plateforme en ligne.

À l’intérieur d’une même catégorie, l’écart va encore du simple au quintuple : de 900 à 5 000 euros pour un site vitrine. Trois questions font le nombre de jours, et chaque candidat les tranche à sa façon si personne ne l’a fait avant lui.

  • Le périmètre : le nombre de pages, les fonctions (prise de rendez-vous, espace client, paiement) et les outils avec lesquels il doit échanger, comme le CRM, le logiciel où vous suivez vos clients, ou l’ERP, le logiciel de gestion de l’entreprise.
  • Ce qui existe déjà : un ancien site à reprendre, des contenus à déplacer, un nom de domaine à récupérer.
  • Le niveau d’exigence : un site rapide, accessible à tous les visiteurs et tenu à jour demande plus de travail qu’un site qui se contente de s’afficher.

Le reste de l’écart tient à ce que chaque devis compte ou laisse de côté : les contenus, l’hébergement, le nom de domaine, la maintenance. Deux devis de site internet ne se comparent que s’ils répondent à la même demande écrite, et c’est pour cela que le cahier des charges pèse plus sur le prix final que le choix du candidat.

L’IA ne divise pas le prix d’un site

Un site créé en quelques minutes par l’IA, un devis divisé par deux grâce à elle : la promesse revient souvent, et elle confond deux choses. L’IA écrit vite du code et des textes, mais le code est rarement ce qui coûte le plus cher dans un site. Le coût est ailleurs : décider ce que le site doit faire, réunir des contenus justes, le connecter à vos outils, vérifier ce qui sort, le tenir à jour.

Sur le code, le gain est mesuré. Trois expériences menées en entreprise et publiées par Microsoft Research, sur 4 867 développeurs, montrent 26 % de tâches terminées en plus, avec des gains plus nets chez les moins expérimentés. Chez Google, un essai contrôlé auprès de 96 ingénieurs a réduit d’environ 21 % le temps passé sur une tâche complexe. Le rapport DORA 2025, publié par le même groupe, relève que 90 % des professionnels interrogés utilisent l’IA au travail, et relie désormais son adoption à un débit de livraison en hausse.

Ce gain reste plus fragile qu’il n’y paraît. En 2025, l’institut de recherche METR a fait travailler seize développeurs expérimentés sur 246 tâches réelles de leurs propres projets : avec l’IA, ils ont mis 19 % de temps en plus, tout en croyant avoir gagné 20 %. En février 2026, le même institut a jugé probable que les développeurs aillent désormais plus vite qu’il ne l’avait estimé un an plus tôt.

Le gain se paie aussi ailleurs :

  • Le même rapport relie toujours l’adoption de l’IA à une stabilité des livraisons en baisse, et 30 % des répondants font peu ou pas confiance au code qu’elle produit.
  • Dans son rapport 2026, Faros AI, éditeur d’un outil de mesure du travail des équipes, observe un temps médian de relecture du code en hausse de 441 %. Quand les équipes passent d’une adoption faible à une adoption forte de l’IA, la probabilité qu’une modification provoque un incident en production fait plus que tripler.
  • Veracode, éditeur d’outils de sécurité, a soumis à plus de cent modèles d’IA 80 tâches de programmation choisies parce qu’elles exposent à des failles connues : le code produit fonctionne, mais il introduit une faille de sécurité dans 45 % des cas.

Pour un site simple fait soi-même, le délai baisse bel et bien : chez Wix, qui met en avant la création de sites assistée par l’IA, le temps moyen pour publier un site est passé de huit à quatre jours entre 2025 et 2026. Les créateurs de sites par IA font baisser le coût de démarrage, sans raccourcir le cadrage ni la rédaction des contenus.

Le gain sur le code est donc réel, mais il se paie en relecture, en corrections et en sécurité, et le code n’est qu’une part du prix d’un site. Rien de tout cela ne divise ce prix par deux.

Nous utilisons l’IA dans notre production, et nous le disons. Elle prend le travail répétitif et nous rend du temps ; ce gain se traduit en délai et en périmètre couvert, pas en rabais. Ce que nous lui confions et ce que nous gardons est décrit dans notre façon de travailler.

Si un devis annonce un prix divisé grâce à l’IA, demandez ce qui a disparu du périmètre : le cadrage, la rédaction des contenus, la relecture, les tests ou la maintenance.

Sur trois ans, la maintenance peut dépasser le prix de création

Une fois en ligne, un site continue de coûter. Neocamino, vers qui France Num renvoie sur ce point, publie ces ordres de grandeur : de 10 à 50 euros par an pour le nom de domaine, de 3 à 100 euros par mois pour l’hébergement, et de 25 à 500 euros par mois pour la maintenance d’un site vitrine, selon sa taille et sa complexité.

Sur trois ans, cette maintenance représente de 900 à 18 000 euros, à comparer aux 900 à 5 000 euros de la création. Au bas de la fourchette, les deux s’équilibrent. En haut, la maintenance coûte plus de trois fois la création.

Beaucoup d’entreprises dépensent peu. Dans l’étude « Réussir avec le web » 2025 de l’Afnic, l’association qui gère les noms de domaine en .fr, 66 % des entreprises interrogées consacrent moins de 300 euros par an à leur présence en ligne, et 38 % seulement appliquent régulièrement les correctifs de sécurité, contre 41 % un an plus tôt.

Un site monté avec un CMS, un logiciel de gestion de contenu installé chez un hébergeur, demande pourtant un suivi régulier, à commencer par ces mises à jour de sécurité : c’est la maintenance. Le rythme des failles l’explique. Patchstack, éditeur de solutions de sécurité pour WordPress, a recensé 11 334 nouvelles vulnérabilités dans WordPress, ses extensions et ses thèmes en 2025, 42 % de plus qu’en 2024 ; 46 % n’étaient pas corrigées au moment de leur publication, et les plus attaquées sont exploitées à grande échelle en cinq heures, en médiane.

Comptez donc le prix d’un site sur trois ans, pas à la livraison. Chez nous, la maintenance est un abonnement mensuel, choisi et résiliable, jamais une condition du site lui-même.

Ce qu’un prix bas laisse souvent de côté

Assurez-vous d’être propriétaire de votre site et de son nom de domaine. Le droit d’auteur rend la précaution nécessaire : commander une création ne transfère pas les droits sur cette création (article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle), et chaque droit cédé doit être mentionné à part dans le contrat (article L131-3).

Un devis bas qui ne dit rien de la cession des droits, des comptes à votre nom ni de la remise du code reporte ces questions au jour où vous voudrez changer d’intervenant. Ce qu’elles coûtent alors, la clause de réversibilité le fixe à l’avance.

Si vous avez déjà un site, l’audit de site mesure ce qu’il vaut avant que vous décidiez d’en payer un autre.

Pourquoi nous ne publions pas de prix

Nous ne vendons pas de prestations sur catalogue. Chaque devis découle d’un cadrage, parce que c’est la seule façon de vous annoncer une estimation qui tienne. Le devis porte sur des livrables, pas sur des journées, et il ne bouge pas en cours de route, sauf si vous changez le périmètre.

Nous ne sommes pas l’option la moins chère, et ce n’est pas ce que nous cherchons à être.

Parlons de votre projet ou de votre problème.

Décrivez votre situation en quelques lignes, comme elle vous vient. Vous recevez une première lecture par écrit : ce que nous comprenons, ce que nous ferions, par où commencer. Pas un accusé de réception, pas de relance commerciale : une réponse qui vous sert, même si ça s'arrête là.